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Isabel Allende...
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Les livres :
La Maison aux esprits
Fille du destin
Portrait Sépia
Qu’évoque pour vous le nom Allende? Sûrement
le Chili, ou encore son ancien président, Salvatore
Allende. Cependant, il ne faut pas oublier Isabel Allende,
une des écrivaines les plus populaires d’Amérique
latine, qui jouit de l’attention mondiale grâce
aux nombreuses traductions qui ont été
faites de ses oeuvres. Ne l’avez-vous pas remarquée
porter le drapeau olympique lors de la cérémonie
d’ouverture des Jeux d’hiver de 2006 à
Turin? Nous aimerions vous la faire connaître
et vous présenter trois de ses romans qui racontent
une prodigieuse saga familiale.
Isabel Allende est née à Lima au Pérou
en 1942, mais elle est de nationalité chilienne.
Issue d’une famille privilégiée
économiquement, elle est très jeune quand
ses parents se divorcent. Son père coupe alors
la communication avec sa famille. Bien qu’elle
demeure avec ses grands-parents maternels, elle reste
en contact avec sa famille paternelle, tout spécialement
avec son oncle, Salvador Allende qui a été
le président du Chili entre 1970 et 1973.
Après le deuxième mariage de sa mère
avec un diplomate, la famille entreprend plusieurs voyages,
notamment en Bolivie, en Europe et au Moyen-Orient,
spécialement au Liban. La famille revient au
Chili quand Isabel Allende atteint ses 15 ans. La jeune
fille commence déjà à manifester
son désir de devenir écrivaine. Elle prend
l’habitude d’écrire, chaque jour,
une lettre à sa mère, habitude qui s’avérera
essentielle au moment de publier les faits de sa propre
vie. Elle apprend le métier de journaliste très
tôt. Elle fait des émissions de télévision
et elle collabore à une revue féministe.
Cependant, tout change radicalement, en 1973, avec
le coup d’État qui met fin au gouvernement
socialiste de Salvador Allende. Il s’ensuit une
longue période de dictature militaire sous l’emprise
d’Augusto Pinochet, caractérisée
par la torture, la répression générale
et les abus de pouvoir de toutes sortes. À ce
moment, Isabel Allende est déjà mariée
à un ingénieur civil. Étant donné
ses allégeances politiques, elle sent vite que
sa vie est en danger mortel et elle quitte le Chili
en 1974 pour le Vénézuela où elle
vit à Caracas pendant plusieurs années.
C’est à son arrivée au Vénézuela
que sa fibre littéraire prend son plein envol
lorsqu’elle écrit une longue lettre à
son grand-père maternel mourant. Cette lettre,
qui est une récapitulation de toute la mémoire
familiale, n’arrive cependant jamais à
son grand-père, ce dernier mourant avant. Elle
continue toutefois à la travailler.


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