Marie Laberge (suite)...


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Les livres (suite) :

Le Goût du bonheur :

Gabrielle
Adélaïde
Florent

Au cours de sa carrière, Marie Laberge a bénéficié de certaines bourses de courte durée et d’une bourse du Conseil des arts du Canada en 1992. De juillet à décembre 1995, elle a obtenu le studio de la Société des gens de Lettres à Paris qui est mis à la disposition d’un écrivain québécois. En mai et juin 1995, à la demande du premier ministre du Québec, M. Jacques Parizeau, elle a rédigé le préambule de la Déclaration d’indépendance du Québec en collaboration avec, entre autres, Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée.

Marie Laberge a reçu de très nombreux prix dont le Prix du Gouverneur général 1981 Canada pour C’était avant la guerre à l’Anse à Gilles et, dans la même année, le deuxième prix du court métrage de la Communauté radiophonique des programmes de langue française pour sa pièce Eva et Évelyne. En 1988, L’Homme gris, lui a valu la croix de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, attribué par le ministère de la Culture de France pour souligner son apport à la francophonie. En 1989, l’Université Laval lui a offert la médaille Raymond Blais, décernée à un ancien diplômé qui s’est distingué dans un domaine par une ou des activités d’immergence remarquables. En 1990, elle a été nommée la femme de l’année en arts par le Salon de la Femme de Montréal et, en 1993, elle a remporté le Prix des lectrices de Elle Québec. En 1997, les récompenses se succèdent : elle a reçu un hommage spécial du Salon du livre de Montréal La Presse et du Salon du livre de Trois-Rivières Le Nouvelliste avec le Prix du grand public. En plus du Prix des libraires du Québec, elle a remporté le Prix Ludger-Duvernay 1997 de la Société Saint-Jean-Baptiste pour l’ensemble de son œuvre. En avril 2000, l’Académie des Grands Québécois de Québec, organisme créé par la Chambre de commerce de Québec, a nommé Marie Laberge « Grand Québécois en culture » pour l’an 2000. En plus de recevoir le Grand Prix littéraire Archambault 2002, Marie Laberge est faite Chevalier des arts et des lettres de la République française en 2004.

En 1989, elle publiait son premier roman Juillet, suivi de Quelques adieux en 1992, de Le Poids des Ombres, en 1994, d’Annabelle, en 1996, et de La Cérémonie des anges, en 1998. Puis, elle nous a offert, en 2000 et 2001 sa trilogie Le Goût du bonheur, qui s’est vendue à plus de 500 000 exemplaires en moins d’un an.

Gabrielle, Adélaïde et Florent sont les trois romans qui forment la trilogie Le Goût du bonheur. Avec des recherches très intéressantes et révélatrices menées par Marie Laberge sur le Québec de 1930 à 1967, cette saga quasi historique, peut-être un peu plus explorée du point de vue de la femme que de l’homme, dépeint l’évolution du Québec, ses changements, ses affrontements, ses limites et ses possibilités à travers l’histoire de Gabrielle et d’Adélaïde, la mère et la fille, puis celle de Florent, l’ami. Trois livres, trois destins entremêlés qui nous font traverser le Québec à une époque où la religion, l’éducation, la place de la femme dans la société, ses désirs, ses passions, ses violences s’affrontent, évoluent et prennent forme sous la plume de Marie Laberge. Les lecteurs s’attachent aux personnages, se les approprient, s’y identifient même un peu, se révoltent avec eux, souffrent et s’enflamment à leur rythme.


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